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A Lausanne, contreprojet d'un comité citoyen au projet Métamorphose municipal

A Lausanne, un comité citoyen a lancé une initiative populaire pour  contrer le projet Métamorphose lancé par la municipalité avant l'été. Ils ont présenté leur contre-projet "Métamorphose autrement" le 9 décembre à la population.

Sous le nom de Métamorphose, la municipalité de Lausanne avait prévu un plan ambitieux de transformation de la ville en quatre volets, qui semblait de prime abord assez exemplaire au moins dans la démarche : déplacement du stade de la Pontaise vers le bord du lac au sud de la ville, création d'un écoquartier sur l'actuel emplacement du stade, plan de mobilité, le tout accompagné d'une démarche participative confiée à un bureau créé à cet effet, OLA Oui Lausanne avance.

Inquietés par ce projet qui doit transformer radicalement non seulement leur quartier mais modifier l'équilibre de l'ensemble de la ville, quelques citoyens ont réagi et ont marqué leur opposition en déposant une initiative revêtue de plus de 11'000 signatures. Cette initiative sera soumise au peuple au printemps 2009.

Pour aboutir à leur contre-projet, les initiants ont rencontré plus d'une trentaine d'associations de quartier dont ils ont écouté les demandes et besoins concernant l'aménagement du plateau des Plaines-du-Loup, sur les hauts de Lausanne. Ils ont ensuite mandaté un collectif d'urbanistes et d'architectes.

Les initiants ne se disent pas définitivement opposés à Métamorphose, mais proposent d'atteindre les mêmes objectifs, mais autrement. Leur projet prévoit la création de quatre nouveaux quartiers durables plus petits et répartis entre les zones sud et nord de la ville ainsi que l'aménagement d'un nouveau parc public à la Blécherette. Pour le nord, le stade la Pontaise devrait subsister.  Si toutefois ce dernier point devait se révéler impossible, les initiants demandent alors la reconstruction d'un stade mixte (foot-athlétisme) sur le plateau de la Blécherette.

Le vote populaire tranchera au printemps.

Le groupe OLA n'a vraisemblablement pas convaincu par sa démarche. Le syndic Brélaz a peut-être heurté par son intransigeance sur certains points affirmés comme "non-négociables". Les nostalgiques du statu quo manquent possiblement de vision ou d'audace en refusant une démarche novatrice d'envergure. Mais tant par le dynamisme de ses citoyens que par l'engagement de sa municipalité pour un quartier durable, Lausanne joue décidément un rôle exemplaire de démocratie participative dans le domaine de l'urbanisme durable.

Sources :

RSR la 1ère

Le Temps du 10 décembre 2008