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Pour sauver la planète, sortez du capitalisme

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  Après un premier livre au titre provocateur : "Comment les riches détruisent la planète". Hervé Kempf, très sérieux journaliste au Monde, spécialiste des questions d’environnement, publie aujourd’hui "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" (Seuil, 2009) - un titre faussement naïf pour un livre qui ne l’est pas.

Ecoutez l'émission Terre à Terre  du 10 janvier 2009 -  Ruth Stegassy interviewe Hervé Kempf.

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Quelques notes prises en écoutant cette émission :


Beaucoup de gens sont inquiets,concernés et se demandent quoi faire. Or nous ne prenons pas collectivement assez la mesure de notre force, de l’énergie, du potentiel des actions des tous les petits groupes qui luttent, qui construisent, qui essaient….Toute la planète a maintenant conscience de ce dont nous souffrons… maintenant il faut passer au stade suivant : guérir ! prendre la mesure du temps historique, entrer dans une autre ère = sortir du capitalisme.

 

Depuis les années 80, le capitalisme a changé. Entre 50 et 80, les trente glorieuses ont permis la reconstruction du monde après la grisaille des années de guerre. Mais dès 1980, il y a décrochement brutal : progression saisissante des inégalités, généralisation d’un système de corruption morale et financière dans les classes dominantes, généralisation de la philosophie individualiste dans la pensée occidentale en oubliant les autres, la valeur du collectif, l'importance de la solidarité.

 

Le capitalisme est une philosophie qui pousse l’individu à ne plus chercher que son propre intérêt et qui étend la marchandisation à l’ensemble des échanges entre humains sur tous les biens et services, y compris son propre corps (cf. explosion de la pornographie, du trafic d’organes et d’enfants, de la prostitution, …). Marchandiser les êtres, c’est les transformer en choses. Les choses ne parlent pas. Parallèlement à cette marchandisation généralisée, on assiste à un délitement du langage : remplacement des mots par des logos, destruction des structures de la langue, de l'orthographe,... On détruit non seulement la planète, mais encore l'humain : les humains parlent entre eux et développent des idées. Si on détruit le langage, on détruit la pensée.

 

Personne n’échappe à cette aliénation. La pPsychologie collective est à transformer. Nous devons changer notre façon d’être ensemble. Repenser la démocratie. Et cesser de croire que notre bonheur personnel prime sur celui du collectif.

 

Moins de biens, plus de lien. Moins de choses, plus d’esprit.

 

Premières pistes :

  1. Faire fond sur l’économie sociale et solidaire. Soutenir l'appropriation des moyens de production par l’ensemble des travailleurs qui élisent leurs dirigeants.

 

  1. Remettre en question l’inégalité. Revenu maximal obligatoire. Fiscalisation des hauts-revenus. Suppression des paradis fiscaux. Lutter contre l’appropriation des richesses collectives par une petite élite.

 

  1. Tenir compte absolument de l’environnement dans les indicateurs économiques. NB : nous sommes en décroissance du simple fait de la destruction de notre capital environnemental.

 

  1. Remettre en question l’agriculture industrielle telle qu'elle se pratique depuis 50 ans.

 

Le marché a détruit l’éthique.

 

Face à l'imminence du désastre, limiter les libertés individuelles ?  renoncer à ce que les humains soient libres de faire n’importe quoi ? accepter des régimes autoritaires ?

Relire la pensée de Hans Jonas dans le texte ou sur  www.reporter.net et non pas via Luc Ferry, qui le trahit.

 

Ce n’est pas l’écologie, mais bien l’évolution du capitalisme qui menace la démocratie et les libertés publiques.

 

Solliciter les forces de la non-violence et de la joie !

 

marché et capitalisme

Il existe tout une discussion autour des notions du "marche" et du "capitalisme". Il ne faut en aucun cas confondre ces deux termes. Voir entre autre

http://www.moulinier.over-blog.com/article-19437048.html