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Une émission de la RSR sur les objecteurs de croissance

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Nous vivons dans une société du déni des limites de la nature : même un enfant peut comprendre qu'on ne peut croitre indéfiniment sur une planète aux limites finies. A cela s'ajoute le déni de nos limites psychiques : toutjours plus vite, toujours plus loin, toujours plus souvent.... Nos vies subissent une accélération permanente à laquelle le psychisme humain n'est pas adaptable.

Alors, tout arrêter ? retourner en arrière ? Mais non. ! La simplicité volontaire est une démarche individuelle, dont la décroissance est la dimension collecitve. On a tous besoin de consommer dans une certaine mesure pour assurer la continuité de la vie : il faut manger pour vivre. Mais lorsque les termes s'inversent, et que l'on vit pour manger, tout se fausse. On perd le sens, à proprement parler.

La décroissance passera par la relocalisation de la production et de la consommation et par l'abandon de l'économisme. Tel est le credo des objecteurs de croissance, à qui la radio romande a consacré sa dernière émission : "De quoi je me mêle" (4 avril 2009) avec notamment interview de Vincent Cheynet par Lucile Solari. (mp3, 21'32").