Les autorités cantonales et la Ville ont présenté mardi matin le calendrier des travaux de décontamination et de reconstruction du site Artamis qui sera rebaptisé Carré Vert et qui est censé devenir le premier écoquartier de Genève, en 2014.
La phase de décontamination de la zone qui contient notamment du cyanure et des hydrocarbures dans le sous-sol débutera à la fin novembre et devrait durer quatre ans. Son coût est estimé à 50 millions de francs. Des tentes seront montées sur le site pour éviter les risques d’émanation dans l’air. Des ouvriers spécialisés creuseront la terre qui sera triée sur place et évacuée. Les eaux seront également pompées et traitées sur le site.
"Nous avons la volonté de réaliser en commun avec la Ville un quartier exemplaire", a déclaré Mark Muller, chef du Département des constructions. On espère que l’exemplarité ira jusqu’à la démarche participative, sans laquelle le mot écoquartier n’est qu’un terme à la mode de marketing politique. Y aura-t-il appel à projet pour que des coopératives d’habitants puissent concourir ?
Qu’en est-il de la participation du collectif que pousse Coquelicot qui avait conçu un projet d’écoquartier sur ce site, il y a plusieurs années déjà ? Il semble qu’après avoir été sollicités par la Ville pour participer à la réalisation du projet, ils aient décliné l’invitation ne souhaitant pas cautionner l’ensemble du projet tel que le conçoit la Ville, avec parking souterrain et logement de haute qualité. Ils préfèrent rester en dehors et tenter de faire valoir la demande de jardins, d’ateliers et de logements sociaux qui étaient au centre de leurs espérances de départ.
Il est prévu que les travaux de construction des nouveaux bâtiments débutent en 2011. A la clé, 250 logements, dont les deux tiers d’utilité publique. L’objectif de fin du projet se situe à l’horizon 2014-2015. "Cela pourrait prendre plus de temps car nous ne ferons pas de compromis sur la sécurité", a relevé Robert Cramer, chef du Département du territoire.
On aurait bien aimé que ce soit plutôt sur l’empreinte écologique et la qualité d’implication des habitants.... parce qu’on sait que la sécurité, elle vient toute seule quand ces bases sont assurées.
Sources : Projet Coquelicot et Tribune de Genève du 29 octobre 2008



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