Initiation à la sociocratie - Vademecum

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Penser autrement: 

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Initiation à la sociocratie - Vademecum

 

Gerard Endenburg, patron d’entreprise hollandais, a formulé pour la première fois, au début des années 70, les quatre règles de gestion qui, en dotant l’organisation d’une structure de communication et de prise de décisions appropriée, encouragaient des comportements éthiques. Il a appelé son modèle de gestion la sociocratie, terme inventé par Auguste Comte (1798-1857), le père de la sociologie, pour décrire un modèle de gouvernement qu’il considérait supérieur à la démocratie.

 

La sociocratie n'est ni une croyance ni un Xème système de management. Il s’agit d’un dispositif de gouvernance fondé sur des principes de base de la systémique et visant le passage vers un système de pensée fondé sur la confiance et la coopération, plutôt que sur la contrainte et le contrôle. Chaque individu y est encouragé à exprimer son point de vue et le groupe tout entier à définir ses propres valeurs. Les règles de fonctionnement du dispositif se fondent sur la conviction et l’expérience que des personnes conscientes et libres savent s’auto-organiser et orienter leurs actes dans le sens des valeurs qu’ils-elles partagent.

 

Les quatre règles de bases du dispositif

 

1.     Le cercle de concertation

 

Chaque unité de travail se dote d’un cercle de concertation comme lieu de parole et de prise de décisions. Chaque cercle de concertation poursuit une mission claire et délègue à ses membres les fonctions opérationnelles reliées à la réalisation de cette mission. Le cercle de concertation est responsable de trois choses : l’atteinte des objectifs  de l’unité, l’amélioration de ses méthodes de travail et le développement des compétences de ses membres.

 

2.    Le consentement

Le consentement des membres (zéro objection) est le mode de prise de décisions pour adopter les politiques et les orientations qui régissent la vie d'une équipe de travail. Ce qui signifie qu'aucune décision importante pour la vie de l’équipe ne pourra être prise si un des membres y oppose une objection raisonnable.

 

Consentement n'est pas synonyme de consensus. Le consensus est un mode de décision qui fait partie des outils de la démocratie. En démocratie, on cherche à obtenir l’accord de la majorité à une proposition donnée. La règle du 50 % plus une voix est généralement requise pour que l’on considère qu’une décision est légitime. Dans certaines circonstances, on peut convenir que la majorité devra rallier les 2/3 des voix ou l'unanimité. La recherche du consensus est cet effort visant à obtenir l'unanimité, c'est-à-dire l’accord de tous les membres à une proposition

Le consensus : tout le monde dit Oui ; le consentement: personne ne dit non

 

3.     Le double lien

 

Le cercle général est l’unité de base d’une organisme. Un cercle général déléguera différentes tâches à des cercles particuliers (sous-groupes, ou commissions). Chacun de ces cercles est autonome et responsable de ses méthodes de travail et de ses résultats et prend ses décisions au consentement. Toutefois, chacun de ces cercles est relié au Cercle général. Le lien entre deux cercles de concertation est double, c'est-à-dire qu'au moins deux personnes prennent part aux délibérations et décisions  dans le cercle immédiatement supérieur : le chef de l'unité (nommé par la Direction) et un représentant élu par les membres de son cercle. NB : Un double lien n’est pas un représentant syndical.

 

4.     L’élection sans candidat

 

Les membres d’une équipe de travail sont choisis et affectés dans leurs fonctions par le cercle de concertation après une discussion ouverte et une décision prise sur la base du consentement des membres.

 

 

Pour en savoir plus :

www.ecoattitude.org – taper « sociocratie » dans le moteur de recherche

http://www.sociocratie-france.fr/

www.sociogest.ca