Que feriez-vous de votre vie si votre revenu était assuré ?

Penser autrement: 

Si toutefois vous nagiez dans le bonheur économique et n'êtiez pas convaincu-e-s de la pertinence de l'initiative fédérale pour un revenu de base inconditionnel,

ou si vous pensiez que les humains ne travaillent que parce qu'on les y force,

ou encore que vous imaginiez pouvoir ne compter que sur vos propres forces et motivations pour "réussir" dans la vie,

jetez  donc un coup d'oeil à cet article de Mona Cholet sur OWNI.fr :  Le Revenu de base, première vision positive du XXIe siècle

dont voici ces quelques extraits : 

« Chaque être humain porte en lui ses propres objectifs et son travail, et il les abandonne parce qu’il ne peut pas les convertir en argent. » 

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Le revenu de base implique de reconnaître les liens de profonde interdépendance qui unissent les membres d’une société, et qui conditionnent cet épanouissement. C’est même l’un de ses traits les plus frappants : il invite à prendre conscience du fait qu’on travaille toujours pour les autres, même si on a l’illusion de travailler pour soi parce qu’on en retire un salaire. On est loin de l’utopie de beaucoup de décroissants, qui se montrent obsédés par l’autosuffisance et semblent se donner pour but d’être capables de produire tout ce dont ils pourraient avoir besoin

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Le revenu de base n’est pas une prestation sociale pour les nécessiteux. Comme son nom l’indique, c’est une base. Et une base, il y en a toujours une : l’université qui ouvre ses portes, le pommier en fleur dans le jardin, le train dans lequel je peux monter. Quelle base sociale avons-nous aujourd’hui ? ... Que puis-je faire aujourd’hui pour m’aider moi-même, pour me réaliser et construire ma vie ? …Le revenu de base n’est pas un organisme de bienfaisance : c’est un jardin. C’est une base et une opportunité. 

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Le revenu de base ne prétend pas définir un modèle de la « bonne vie », mais seulement créer les conditions pour libérer les ressources de chacun et de tous – « donner de l’air".

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 Le propos n’est pas de s’attaquer aux inégalités de patrimoine, ou à la spéculation, même si rien n’empêche de lutter contre elles par ailleurs : c’est d’assurer à chacun la possibilité matérielle de mener sa vie comme il le souhaite. » A cet égard, le film de Häni et Schmidt risque de s’avérer très déroutant, voire choquant, pour quiconque est habitué au registre lexical de la gauche radicale française. Aucune logique d’affrontement ici ; ce qui est peut-être la faiblesse, mais aussi la force de la démarche.