Comment guérir de notre addiction à la croissance ?

Penser autrement: 

Qu'est-ce qui nous empêche de prendre des mesures pour nous débarrasser de notre addiction à la croissance ?

Irmi Seidl et Angelika Zahrnt, - économistes l'une à Zurich, l'autre en Allemagne - signent un article qui traite de l'inertie de nos systèmes économiques, en estimant que leur inertie est dûe au fait que nos politiciens et autres dirigeants ne voient pas comment dépasser notre addiction à la croissance. .... Problème de myopie ? ou serait-ce qu'ils regardent ailleurs ????

Elles suggèrent toutefois quelques mesures efficaces , dont - curieusement - ne font partie ni l'économie sociale et solidaire ni  l'instauration de monnaies complémentaires locales citoyennes. ni le revenu de base..... Moi qui ne suis que citoyenne, je me demande bien de quelle grande Ecole sont sorties ces économistes pour passer ainsi sous silence des alternatives aussi importantes et lumineuses...

 

A part ça, elles mentionnent tout de même :

- " les expériences réalisées par des coopératives ou des fondations promues au rang d'entités légales dans le monde de l'entreprise et, en tant que telles, bien moins soumises à la nécessité de croissance que les entreprises cotées en Bourse".

- "le fait d'enlever aux banques d'affaires la faculté de créer de l'argent, en remettant ce monopole dans les mains des banques centrales", ... mais pourquoi donc maintenir ce monopole et le remettre à une banque dont on sait ses liens avec le pouvoir et les milieux de la finance privée ?? En lisant Thomas Greco, elles découvriraient la solution qui consiste à remettre ce pouvoir en mains citoyennes, ce qui serait une réforme autrement responsabilisante et motivante pour l'ensemble de la société civile et un véritable changement de paradigme !

- "réduction du temps de travail qui pourrait être utilisée pour une meilleure répartition des emplois." Et le revenu de base, alors, qui permettrait à chacun-e de choisir le temps qu'elle-il consacre à son travail ? 

- "une réforme écologique de l'impôt permettrait de faire peser celui-ci sur les ressources naturelles [???? et pourquoi pas sur les machines ou les transactions financières ? ndlr] au lieu de  grever le coût du travail, et permettrait dle nombre d'emplois.

 

Source : Le Monde - Economie du 04.02.2013