Résistance autour du viticulteur accusé pour avoir refusé de polluer

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Jugement le 7 avril


Comme vous l'avez sans doute entendu à la radio ou à la télévision, le viticulteur Emmanuel Giboulot, poursuivi pour avoir refusé un dangereux pesticide, est passé le 24 févrierau tribunal correctionnel de Dijon, comme prévu.

Ils étaient plus de mille à ses côtés. De nombreuses associations, locales et nationales, étaient présentes. 500 000 pétitions de soutien lui ont été remises, dans une atmosphère de chaleur et de convivialité. Voir les pages Facebook pour les photos du pique-nique festif organisé devant le tribunal. Mais malgré cette mobilisation, la Procureure a insisté sur sa culpabilité. Elle a requis 1000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, avec inscription à son casier judiciaire. Le jugement sera rendu le 7 avril.


Nul ne sait aujourd'hui de quel côté pencheront les juges. Mais une condamnation, même symbolique, serait un terrible désaveu envoyé au monde de l'agriculture bio, et une très mauvaise nouvelle pour l'environnement. Emmanuel Giboulot entrerait alors juridiquement dans la catégorie des délinquants alors qu'il mériterait au contraire d'être décoré pour son courage !

Il est important de poursuivre la mobilisation pour fournir un signal fort aux autorités.

Certains accusent Emmanuel Giboulot d'être un « intégriste du bio ». Il a pourtant déclaré lui-même à l'audience qu'il aurait accepté de traiter sa vigne si la menace de le maladie avait été réelle. Mais la maladie, la flavescence dorée, n'est même pas présente dans son département, la Côte-d'Or ! Il n'y en a pas à l'heure actuelle à des kilomètres autour de ses vignes. Traiter avec un pesticide ne servirait strictement à rien.

D'autres font courir le bruit un peu partout sur Internet que le traitement par pesticide est indispensable et bénéfique. Ceci alors que l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), a lui-même publié un rapport sur cette maladie, expliquant que les traitements actuels imposés aux agriculteurs sont :

« polluants, coûteux, et contrecarrent la démarche de réduction de pesticides de la filière viticole. Ces plans de lutte obligatoire posent en outre d’énormes problèmes aux viticulteurs engagés en Agriculture Biologique ou en processus de conversion vers celle-ci;» (3)


Nul ne sait aujourd'hui de quel côté pencheront les juges. Donc il est important à continuer à rassembler des signatures de soutien autour de vous.

Transférez la pétition à toutes les personnes que vous connaissez, en leur indiquant qu'elles ont encore jusqu'au 7 avril pour signer !
 

Le viticulteur poursuivi parle

Le point sur l'affaire Giboulot ... dans TerraEco