New Story Summit Findhorn : session 2

Penser autrement: 

Ressources: 

Setting the context -Poser le contexte

 

David.Spangler ouvre la session en video conférence en parlant du partenariat que nous avons à établir avec les mondes subtils : le sacré, les intelligences présentes dans la Nature, avec les entités non physiques qui font partie du nouveau Récit. Ce sont des réalités à ne pas confondre avec les fantasmagories d'un public avide d'histoires d'elfes, de trolls et de fantômes etc. . Ce monde subtil ne délivre pas de messages. Il "travaille" en continu sur la circulation d'une certaine qualité de vie, d'écoute, de lien à la nature. Nos émotions positives sont tressées dans le flot de la vie.

Soyons aussi attentifs à la méta-histoire. La vie ne se résume pas à une histoire. La structure de nos récits comporte des protagonistes, antagonistes, des conflits, des ennemis à abattre, des alliés à séduire, avant que ne survienne la résolution.... Mais la nature ne se conforme pas à cet art narratif. Pour comprendre la vie, nous devons la ressentir, et non pas se raconter des histoires. La façon occidentale de comprendre la narration, n'est pas la seule façon de raconter. On peut aussi raconter l'amour, la joie, la patience etc. sans conflit ni drame ...  La vie est plus qu'une histoire. Nous aussi. Réécouter cette intervention.

 

Drew Dellinger évoque l'oeuvre de Thomas Berry et lui rend hommage : nous nous trouvons entre deux récits. La narration est notre mode de compréhension de base. Berry a écrit l'histoire passionnante de l'Univers, depuis le Big Bang jusqu'aujourd'hui, via les étoiles et les bactéries, et les nuages et les arbres et pour finir, les humains ... une seule et même énergie : all an ecstatic celebration. Importance de l'éducation, nous devons connaître et transmettre notre histoire, l'histoire de l'Univers.

Quel lien entre cosmologie, écologie et justice sociale ? Le nouveau récit sera multiple, viendra des voix des femmes, des exclus, du subtil... Structure interconnectée de toutes formes de vie,  interconnexion de nos destins,  Nous devons créer un mouvement + rêve, imagination + art... Il dit un poème.

 

Lua Bashala  évoque la malédiction des richesses du Congo,  ses ressources confisquées, sa biodiversité pillée, ...Sang, viols, massacres, assassinats d'hommes politiques intègres, et maintenant ebola... "Cette histoire n'est pas la nôtre. Nous avons besoin d'une nouvelle histoire."

Aida Shibli : Gaza blessure ouverte. L'opinion mondiale bouge au moment des crises, et puis tout revient à ce qu'on appelle  la normalité  qui en réalité n'est qu'oppression,  misère, désespoir  .... Lavage de cerveau des mères pour qu'elles donnent leurs fils à la guerre.... Cette immense douleur de ne rien pouvoir faire pour que cela change.

Dans la salle, le niveau d'émotion est palpable. Invitation à ressentir ce qui vibre à l'intérieur, à prendre conscience du monde dont chacun de nous fait l'expérience. Invitation à parler en Je. Etre très personnel dans ses interventions. Eviter les généralités.

 

Interventions du public : Plusieurs hommes accueillent cette douleur, et témoignent de leur culpabilité à porter l'histoire des mâles blancs qui ont provoqué tout cela. Silences. Tranquilité du débit de parole. Fortes émotions. Une jeune femme belge demande  en pleurant pardon aux peuples d'Afrique pour ce qu'a fait Leopold 2, roi des belges .Lua et elle s'étreignent. Chacun de nous porte en soi tous les dictateurs, les tortionnaires, ...

Chat : Qu'est-ce que le pardon ? Pour moi, ce n'est ni d'approuver ni d'oublier la violence, mais c'est lâcher prise et permettre à l'histoire de changer.

​Il est relevé qu'on présente les hommes par leur nom complet et les femmes seulement par leur prénom. !! L'animatrice promet de réparer cette faute à l'avenir.

 

Naresh Giangrande, co-fondateur du Mvt Transition Towns,  commence par reconnaître l'intense émotion présente dans la salle. Raconte l'émergence du Mvt de la TRansition. Dans le monde coexistent actuellement les forces de désastre et destruction et le réveil créatif et innovant. Immense souffrance et immense potentiel tout à la fois.

Un jeune africain chante une Chanson très applaudie.

Rituel de fin de journée.